Analyse économique – Nouveau-Brunswick: 2026
Données démographiques
Points saillants
En 2025, 870 000 personnes vivaient au Nouveau-Brunswick, soit une augmentation de 1,3 % de 2024 à 2025. Le représente de la population totale du Canada.
L’âge moyen de la population non autochtone au Nouveau‑Brunswick est de 45 ans comparativement à 37 ans chez la population autochtone (Recensement de 2021).
- La population du Nouveau-Brunswick a augmenté en 2025 (+11 400), malgré une croissance plus lente de l’immigration (+12 500) et des pertes en raison de la migration interprovinciale (-190).
- La proportion de personnes âgées de 65 ans et plus devrait passer de 23,3 % en 2025 à 25,7 % en 2035.
- En 2025, les personnes de 55 ans et plus représentaient 43,2 % de la population d’âge actif. D’ici 2035, cette proportion pourrait s’établir à 37,2 %.
- La proportion de jeunes (âgés de 15 à 29 ans) devrait passer de 17,2 % en 2025 à 16,7 % en 2035.
La population autochtone représente 4,4 % de l’ensemble de la population provinciale (recensement de 2021). Elle continue d’être sous-représentée sur le marché du travail, comptant seulement pour 2,9 % de la population active provinciale en 2025. Au cours de la même année, le taux de chômage était nettement plus élevé chez les Autochtones (19,1 %) que chez les personnes non autochtones d’âge actif (7,0 %).
Les immigrants récents (ceux arrivés entre 2020 et 2025) représentaient 41,8 % de la population des immigrants reçus d’âge actif au Nouveau-Brunswick en 2025. Le rythme d’affluence des nouveaux arrivants a considérablement augmenté ces dernières années, d’autant plus que la province s’est tournée vers l’immigration pour combler les lacunes existantes du marché du travail.
Plus de deux tiers (69,5 %) des résidents du Nouveau-Brunswick ont déclaré que l’anglais était leur première langue officielle (recensement de 2021), alors que 30,3 % ont indiqué que la leur était l’autre langue officielle de la province, soit le français. Seulement 0,2 % des résidents ont indiqué que leur langue maternelle n’était ni le français ni l’anglais.
Selon les résultats de l’Enquête sur l’incapacité de 2022, 35,3 % des personnes âgées de 15 ans et plus au Nouveau Brunswick étaient des personnes handicapées, ce qui représente une augmentation de 8,6 % par rapport à 2017. En 2024, la participation de cette population au marché du travail était considérablement inférieure (47,6 %) à celle des personnes non handicapées (65,5 %).
Conditions du marché du travail
En 2025...
L’emploi a augmenté à un rythme soutenu (1,3 %)
Le chômage a augmenté fortement (2,6 %)
Le taux d’activité a légèrement diminué (60,6 % à 60,5%
Le taux d'emploi est resté principalment inchangé (56,3 % à 56,2 %
Taux de chômage
Montrer le tableau de données: Le taux de chômage
| Le taux de choˆmage (%) | |
|---|---|
| 2016 | 9,7 |
| 2017 | 8,3 |
| 2018 | 8,1 |
| 2019 | 8,2 |
| 2020 | 10,4 |
| 2021 | 9,3 |
| 2022 | 7,2 |
| 2023 | 6,6 |
| 2024 | 7,0 |
| 2025 | 7,1 |
- Les résultats sur le marché du travail du Nouveau-Brunswick étaient diversifiés en 2025. La population d’âge actif a augmenté, comptant 10 600 personnes de plus, mais le taux de croissance a ralenti à 1,5 %, soit environ la moitié du rythme enregistré un an plus tôt. La population active a augmenté de 6 000 personnes en conséquence, mais son taux de croissance a également ralenti à 1,4 % par rapport à 2024. Le nombre d’emplois a augmenté de 5 200 (+1,3 %) en 2025 et le nombre de chômeurs a augmenté de 800 (+2,6 %).
- Le taux de chômage de la province est resté à peu près inchangé, passant de 7,0 % en 2024 à 7,1 % en 2025. Cette légère augmentation reflète le fait que la population active a crû un peu plus rapidement que l’emploi. Malgré la croissance démographique globale, le taux d’activité au Nouveau-Brunswick est demeuré faible, soit de 60,5 %, ce qui est en partie attribuable à la proportion croissante de personnes âgées, qui sont moins susceptibles de participer au marché du travail que la population générale.
Conjoncture économique
Les facteurs économiques du Nouveau-Brunswick en 2025
Croissance de la population
Dépenses de consommation
Activités de la construction
Montrer le tableau de données: Taux de croissance du PIB
| Taux de croissance du PIB (%) | |
|---|---|
| 2022 | 2,2 % |
| 2023 | 2,0 % |
| 2024 | 2,7 % |
- La croissance du PIB du Nouveau-Brunswick s’est accélérée, passant de 2,0 % en 2023 à 2,7 % en 2024. Selon les prévisions, la production devait ralentir en 2025, se situant autour de 1,3 %. La croissance a été soutenue par des dépenses de consommation importantes. Par conséquent, les ventes au détail ont augmenté de 4,9 % en 2025 par rapport à l’année précédente. Les dépenses de consommation s’expliquaient par une dette des ménages relativement faible, la hausse des salaires réels et la baisse des taux d’intérêt.
- Les dépenses de consommation ont été consolidées davantage par la croissance démographique, qui a augmenté de 1,3 % en 2025, ce qui représente un ralentissement considérable par rapport à la croissance record enregistré en 2024. L’accroissement démographique était entièrement attribuable à l’immigration. Cependant, les coupes fédérales récentes dans les programmes d’immigration se sont traduites par une diminution du nombre d’immigrants et de résidents non permanents entrant dans la province en 2025 par rapport aux années précédentes, une tendance qui devrait perdurer au cours des prochaines années.
- Tous les ordres de gouvernement ont désigné l’aménagement de logements comme une priorité à court terme, ce qui a contribué au nombre record de mises en chantier en 2025, affichant une augmentation de 23,0 % par rapport à l’année précédente. Les investissements résidentiels ont augmenté de 21,2 % au cours de la dernière année, dépassant les investissements non résidentiels, qui ont augmenté de 18,4 %.
Risques pour l'économie du Nouveau-Brunswick en 2026
- Les différends commerciaux avec les États-Unis et l’incertitude qu’ils ont engendrée constituent le plus grand risque pour l’économie du Nouveau Brunswick en 2026. En 2025, les exportations à destination des États-Unis représentaient 90,2 % des exportations totales du Nouveau-Brunswick, faisant de ce dernier la province la plus tributaire du commerce au Canada. Les droits de douane des États-Unis font déjà diminuer les volumes d’exportation et restreignent les industries axées sur l’exportation, limitant l’embauche et perturbant les investissements prévus. Le risque que l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) ne soit pas renégocié ou prolongé au cours de son examen de 2026 accentue l’incertitude et pourrait affaiblir la croissance des investissements.
- Un droit de douane de 25 % sur les armoires de cuisine et les meubles-lavabos, introduit en septembre 2025, devait initialement doubler le 1er janvier 2026, parallèlement à une augmentation du droit sur les meubles en bois rembourrés. Même si la progressivité des droits a été reportée à 2027, l’incertitude et l’imprévisibilité persistantes entourant les annonces des droits de douane américains posent des risques supplémentaires pour le secteur forestier du Nouveau-Brunswick et pourraient contribuer à d’autres ralentissements au sein de l’industrie.
Enjeux provinciaux
Les pénuries de main-d’œuvre et le déséquilibre des compétences continuent de persister, en particulier dans les industries clés comme les soins de santé, l’éducation, la construction, le camionnage et la fabrication. Ces pénuries ont entraîné divers défis pour les employeurs, notamment la hausse des coûts et une baisse de la productivité. Elles devraient persister au cours des prochaines années, poussées par la réduction des quotas d’immigration et le nombre croissant de travailleurs qui prennent leur retraite alors que moins de jeunes travailleurs seront disponibles pour les remplacer.
La population de la province a augmenté rapidement au cours des dernières années et la proportion de personnes âgées a crû, ce qui a entraîné une hausse de la demande de services de soins de santé. Conjuguée aux postes vacants dans le secteur des soins de santé, cette hausse a eu une incidence négative sur la disponibilité des services médicaux. La croissance et le vieillissement démographiques ont également exercé une pression sur le secteur de la construction, car l’offre de nouveaux logements n’a pas suivi le rythme de la demande et des pénuries de main-d’œuvre persistent dans ce secteur également. Une forte augmentation du prix des logements en a été le résultat, affichant une croissance de presque 20 % depuis 2020, ce qui a exclu de nombreux acheteurs potentiels du marché et contribué à la hausse des loyers.
Au Nouveau-Brunswick, la productivité du travail, soit la quantité de biens et de services produits par heure de travail, a diminué pour une quatrième année consécutive, s’établissant à 50,40 $ l’heure en 2024. Ce chiffre demeure bien inférieur au niveau national de 63,20 $ l’heure, ce qui rend la province beaucoup moins concurrentielle que les autres régions du Canada. La productivité du travail est un indicateur clé des résultats économiques, car elle stimule la croissance des salaires, attire les investissements et renforce le développement économique à long terme.
Tendances de l'industrie

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| Industrie | Variation d'emploi (000) |
|---|---|
| Fabrication | 5,7 |
| Soins de santé et assistance sociale | 4,3 |
| Administrations publiques | 1,5 |
| Services d'enseignement | 1,4 |
| Commerce de gros et de détail | 1,0 |
| Services aux entreprises | 0,6 |
| Finance | -0,2 |
| Foresterie | -0,2 |
| Agriculture | -0,3 |
| Autres services (sauf les administrations publiques) | -0,4 |
| Services publics | -0,7 |
| Information | -0,9 |
| Services d'hébergement et de restauration | -0,9 |
| Construction | -1,7 |
| Services professionnels | -1,8 |
| Transport et entreposage | -2,3 |
- La croissance de l’emploi était beaucoup plus faible en 2025 qu’au cours des années précédentes (1,3 % par rapport à 2,9 % l’année précédente), mais la population active a tout de même augmenté, comptant 5 200 travailleurs de plus. Un peu plus de la moitié de cette croissance provenait du secteur de la production de biens, qui comptait 2 900 emplois (+3,6 %) de plus en 2025. Le secteur des services a gagné 2 300 travailleurs, avec un taux de croissance de 0,7 %, soit 1,7 point de pourcentage (pp) de moins que l’année précédente.
- Le secteur de la fabrication a enregistré les plus fortes hausses d’emploi parmi toutes les industries, comptant 5 700 emplois de plus en 2025. La majeure partie de cette croissance est attribuable à la fabrication de produits en bois et de métaux ouvrés. Le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale se classait derrière, affichant 4 300 emplois de plus, soutenu en grande partie par des initiatives réussies de recrutement d’infirmiers.
- À l’inverse, le secteur du transport et de l’entreposage a enregistré les pertes d’emploi les plus élevées en 2025, soit de 2 300. La majeure partie de cette baisse est attribuable au transport par camion (-1 900), ce qui coïncide avec une réduction des volumes de fret et une augmentation des coûts d’exploitation pour les transporteurs au cours de la dernière année. Les services professionnels, scientifiques et techniques ont également enregistré d’importantes pertes d’emplois (-1 800) après quatre années consécutives de forte croissance.
Conditions économiques régionales
- Trois des cinq régions économiques de la province (RÉ) ont enregistré des hausses d’emploi en 2025. La plus forte hausse a été observée dans la RÉ de Campbellton-Miramichi (+8,4 %), qui comptait 5 200 emplois de plus grâce à une augmentation impressionnante d’emplois à temps plein. La RÉ de Saint John-St. Stephen a affiché la plus importante régression de l’emploi en raison de 4 400 emplois perdus (-4,8 %) en 2025.
- Le taux de chômage était en baisse dans la RÉ de Campbellton-Miramichi (-1,6 pp), puisque la progression de l’emploi a dépassé la croissance de la population active, et il l’était également dans la RÉ d’Edmundston-Woodstock (-1,1 pp) en raison d’une baisse de la population active plus marquée que celle de l’emploi. À Moncton-Richibucto, le taux de chômage a augmenté de 1,1 point de pourcentage pour s’établir à 6,6 % en raison de la population active qui a crû plus rapidement que l’emploi. En 2025, Edmundston-Woodstock affichait le taux de chômage le plus bas (5,2 %) de toutes les RÉ.
- Les taux d’activité étaient en baisse dans trois des cinq RÉ en 2025. La RÉ de Saint John-St. Stephen (-3,5 pp) a affiché la baisse la plus importante, suivie d’Edmundston-Woodstock (+2,0 pp) et de Fredericton-Oromocto (-0,1 pp). Les taux d’activité variaient considérablement, allant de 54,3 % à Campbellton-Miramichi à 64,7 % à Moncton-Richibucto.

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| Variation d'emploi (000) | |
|---|---|
| Campbellton | 5,2 |
| New Brunswick | 5,2 |
| Moncton-Richibucto | 3,8 |
| Fredericton-Oromocto | 1,3 |
| Edmundston-Woodstock | -0,7 |
| Saint John-St.Stephen | -4,4 |
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